Future PAC : la France affaiblit le soutien de l’Europe à la Bio
En bref :
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La future PAC en discussion pour 2028 menace le financement du maintien en agriculture biologique. À l’initiative de la Ministre de l’agriculture française, le Conseil « Agriculture et pêche » a proposé un amendement pour supprimer l’obligation pour les États de financer ce maintien.
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Ce choix, qui a déjà provoqué en France une sous-consommation historique des enveloppes et une régression du nombre de fermes, risque d’être étendu à toute l’Europe.
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La FNAB demande notamment aux députés européens de réintégrer l’obligation de soutenir le maintien en bio et de sanctuariser les budgets attribués à la bio pour qu’ils soient non réaffectables.
Le 7 juillet 2026,
La prochaine politique agricole commune devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2028, son cadrage européen est en cours de discussion. La Commission a proposé en 2025 une feuille de route plutôt ambitieuse sur la Bio avec l’obligation pour les États de financer à la fois la conversion et le maintien en agriculture biologique. À l’initiative de la Ministre de l’agriculture française, le Conseil « Agriculture et pêche » vient pourtant de proposer de supprimer l’obligation pour les États de financer le maintien. Le label Bio est pourtant le seul projet agricole commun qui porte une vision partagée de la transition.
Sans concertation, la France veut enterrer les aides au maintien pour toute l’Europe
Alors que la stratégie française de développement de la Bio n’a pas fonctionné et que les surfaces reculent au lieu de progresser, la France semble persister dans cette voie et vouloir y entraîner toute l’Europe. L’intervention d’Annie Genevard lors du Conseil Agripêche des 22 et 23 juin 2026 a abouti à un amendement proposé par les États membres au texte de cadrage de la Commission sur la PAC qui supprime toute référence au maintien en agriculture biologique. Pourtant, cette aide est aujourd’hui un outil largement plébiscité en Europe.
« Nous sommes abasourdis de découvrir la position de notre gouvernement. Cet arbitrage s’est fait dans notre dos, les acteurs de la Bio n’ont jamais été consultés alors qu’on va atteindre en France un niveau historiquement bas de soutien à la Bio par la PAC », commente Louis Madeline, co-président de la FNAB.
Le choix de la France de mettre tout le budget bio de la PAC 2023-2027 sur la conversion et d’abandonner le maintien a amené une sous consommation historique des enveloppes, un arrêt quasi total de la dynamique de conversion et, pour la première fois, une régression du nombre de fermes.
« Sans dynamique de conversion et sans soutien aux fermes déjà engagées, la bio pourrait être absente de la prochaine PAC et on se demande si la stratégie de la Ministre de l’agriculture n’est pas finalement de nous exclure totalement de la politique agricole commune » conclut Loïc Madeline.
La FNAB demande aux membres français du Parlement Européen qui seront amenés à se prononcer en juillet sur ces nouvelles propositions de :
- Réintégrer l’obligation faites aux États de soutenir le maintien en bio,
- Prévoir dans le cadrage européen que les budgets attribués à la bio soient sanctuarisés et non réaffectables à des mesures non bio
Contact
Nathalie VERDIER, porte-parole d’AgroBio Périgord – 06 95 09 20 63 – nathverdier@hotmail.com