Produire Bio > Elevage


Des productions animales diversifiées

Le territoire de la Dordogne représente une diversité à beaucoup d’égards, y compris au niveau des productions d’élevage. L’Agence Bio nous indique ci-après la représentativité de chaque filière :

La demande en produits bio explose ! Les produits animaux et la filière longue n'échappent pas à ce phénomène de société.

AgroBio Périgord accompagne les producteurs souhaitant se convertir à l’AB, mais noue également des partenariats dans un objectif de développement cohérent de l’agriculture biologique sur le territoire en faisant le lien, autant que possible, avec les opérateurs économiques locaux.

Productions fourragères et prairies à flore variée

Sur les 23000ha en cours de conversion ou certifiés bio en 2016 (source Agence Bio), près de 60% représente la production fourragère. L’enjeu autour des prairies et de leur « culture » est donc important, notamment pour renforcer l’autonomie des éleveurs sur leur ferme.

Bulletin Elevage PFV Depuis 2015, AgroBio Périgord travaille sur un programme d’expérimentations in-situ (sur les fermes) sur les Prairies à Flore Variée (PFV), avec un ingénieur de l’INRA de Toulouse. L’objectif de ce programme appelé « CAPFLOR » est la création d’une plateforme numérique comme outil de proposition de mélanges complexes pérennes adaptés au contexte pédo-climatique, aux objectifs de l’éleveur et à ses pratiques. Un Groupement d’Intérêt Economique et Ecologique (GIEE) est ainsi en place et le collectif d’éleveurs qui le compose travaille sur cette thématique.



Cliquez sur l'image pour télécharger le bulletin Elevage d'AgroBio Périgord sur les Prairies à Flore Variée.




Le réseau d'échanges céréaliers-éleveurs

Les échanges entre céréaliers et éleveurs permettent de centraliser et de diffuser les offres et demandes en céréales, protéagineux et fourrages. Ils ont été mis en place par les CIVAM du sud de l'Aquitaine en 2002.

En Dordogne, ces échanges se pratiquaient de façon informelle, une base de données a donc été créée en 2006 afin de faciliter les échanges et d'harmoniser la façon de faire.

L'objectif de cette démarche est de créer un réseau d'échanges dans un climat de confiance et de partenariat qui profite à tous les agriculteurs, céréaliers comme éleveurs.

Echanges Céréaliers Eleveurs en Dordogne


Ces échanges visent à :

  • Favoriser un marché local pour les fourrages et les céréales (toléré par la réglementation concernant la commercialisation de certaines céréales),
  • Maintenir les fermes sur les territoires,
  • Augmenter la traçabilité des matières premières achetées (provenance, mode de production, transparence, garanties d'aliments sans OGM...),
  • Favoriser un système garantissant la transparence au niveau du calcul des prix (celui-ci se discute de gré à gré),
  • Améliorer la valeur qualité/quantité de l'alimentation des animaux : diminuer l'ensilage pour le remplacer par des cultures de méteil et l'augmentation de la part de fourrages.

Vente directe : quelques règles à connaître

Afficher/cacher

La vente directe de céréales est réglementée. Les agriculteurs doivent obligatoirement vendre leur marchandise à un Organisme Stockeur (OS ou collecteur agréé), seul habilité à reverser les taxes. En revanche, la marchandise ne doit pas obligatoirement être stockée chez cet organisme, le céréalier peut la livrer ou la faire livrer directement à l'éleveur. L'OS a en charge la facturation et le reversement des taxes aux offices.

Toutefois, il existe une tolérance pour certaines céréales.

  • Blé et sorgho sont interdits en vente directe. Obligation de faire appel à un OS.
  • Protéagineux Pas d'interdiction particulière
  • Orge, maïs, seigle et triticale : la vente soumise à deux conditions. Elle est autorisée aux communes limitrophes uniquement et le transport ne peut dépasser 5 quintaux.
  • Avoine : pas de limitation de quantités, mais la vente est limitée aux départements et aux cantons limitrophes (les Douanes peuvent effectuer des contrôles).

  • La marchandise peut être vendue sur pied. Ce n'est pas contraint à une loi particulière, cependant, les céréales ne doivent pas être récoltées à maturité. En conséquence, peuvent être considérées comme échappant à la réglementation les transactions portant sur :

  • le maïs sous forme de plantes entières,
  • le maïs récolté en épis non égrenables ou le maïs en grains non parvenu à maturité,
  • les céréales à paille récoltées dans les mêmes conditions.
  • Dans tous les cas, la vente sur pied implique que les produits récoltés soient à l'état de fourrages et utilisés comme tels.


    Quelques actions à destination des éleveurs

    Plusieurs actions sont mises en place pour accompagner les éleveurs bio et plus largement tous ceux intéressés par les techniques bio en élevage :
    • les formations techniques : généralement de 1 à 2 jours, sur des thématiques ciblées en fonction des besoins des éleveurs (éligibles aux fonds VIVEA),
    • des journées techniques, avec un intervenant spécialisé,
    • des rencontres d'une demi-journée sur une ferme, entre éleveurs de la même filière,
    • en projet : un bulletin technique, un "GoogleGroup" d'échanges entre éleveurs...

    Les sujets abordés sont souvent transversaux, renvoient à la gestion globale de l’élevage, et touchent régulièrement à la santé animale (homéopathie, phytothérapie, aromathérapie, méthode OBSALIM, etc.).


    Contact et informations

    Hélène DOMINIQUE - 05 53 35 88 18

    h.dominique[a]agrobioperigord.fr




    AgroBio Périgord - 20, rue du Vélodrome - 24000 Périgueux - Tél : 05 53 35 88 18 - Fax : 05 53 03 75 68 - contact@agrobioperigord.fr